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Un
Immigrant Béarnais
au Brésil du Siècle XIX

Buziet,
Pyrenées, France, 1850*
Coxim, MS, Brésil, 1932
Il
y a un personnage important des Pyrénées
Atlantiques connu seulement au Brésil. Son nom est Jean
Serrou Camy, ou "João Serrou"
comme il était connu au Brésil, un pionnier béarnais réputé
dans l´État du Mato Grosso do Sul, dans une région
sauvage au XIXeme Siècle.
Il est né en 1850 (avec un jumeau) a Buziet, région d'Oloron,
quand sa mère avait presque 50 ans, dans une famille de
charpentiers. Il est venu en Uruguay et Argentine comme
imigrant environ 1868 et puis au Brésil en 1872.
Avec
l'aide de l'Association Euskal Argentina, nous avons pu
confirmer sa présence à Buenos Aires en 1870, résident
comme un charpentier (selon les données du service militar).
Avec son nom complet et la date de naissance donnée par
les parents, l'Association Euskal a trouvé
ses
ascendants en France: Père ==> Jacques Serrou-Camy
(1810-1874), et Mère ==> Catherine Clos (1804-1870).
Voir l'arbre généalogique ci-dessous.
Au Brésil, il a envoyé une lettre a sa mère, et
avec environ 70 ans, elle est devenue très excitée
et est morte avec la lettre dans ses mains. Voir dans
l'arbre généalogique ci-dessous, l'année de mort de Catherine
Clos est effectivement 1870.
Environ
trois ans plus tard son frère Jean Baptiste (et épouse),
et sa soeur (avec le mari) sont venus pour vivre avec
lui au Brésil, mais le bateau a naufragé en Mar Del Plata
et tous eux sont morts.
Ces épisodes tragiques atteignant son plus cher n'ont
pas mis en doute cet homme de construire une vie de dignité
et de travail, et a former une grande famille et faire
des fidèles amis.
Jean
a été marié deux fois, il avait quatre enfants, et a laissé
une grande postérité aujourd'hui (+ 200
personnes). Actuallement il y a plus de "Serrou" au Brésil
qu'en France.
Comme
un charpentier, il a fait des bâtiments importants dans
cette région. En plus des trois maisons de ferme qu'il
a construite dans ses terrains pendant sa vie, il était
aussi responsable de la construction de la première église
de Coxim en 1886 (cité par Moine Mariano de Bagnaia [3]
dans ses annotations du XIXeme Siècle)
et aussi la construction de mairie de la ville de Ribas
do Rio Pardo. Jean Serrou Camy est cité dans deux livres
et un magazine de l'Histoire de Mato Grosso do Sul (regardez
à la fin de ce rapport).
Ci-dessous
nous donnons quelques renseignements, photos de sa famille,
et l'endroit qu'il a vecu. Nous écrirons bientôt un livre
sur sa vie et sur le Brésil Ancien au XIXeme
Siècle, et aussi le Béarn, les Basques, la France, etc.
La
carte ci-dessous montre son parcours jusqu'au Mato Grosso
do Sul: la navigation par le fleuve de La Plata .

Fig.
- Le chemin de entrée: navigation par La Plata
Rivière de La Plata => R. Paraná =>
R. Paraguai => R. Taquari
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Le
Mato Grosso do Sul
est l'un des États du Brésil. Il est situé à l'ouest
de la région Centre-ouest. Bolivie et le Paraguai
sont aussi limitrophes. Comme le laisse entendre
son nom qui signifie « épaisse forêt » ou jungle
épaisse, il a été et reste l'une des zones les plus
riches du monde en Biodiversité, mais il est fortement
touché par la déforestation et la fragmentation
écologique par les routes et l'agriculture intensive.
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La
région où Jean Serrou a vécu est une énorme région
de terrain entre les fleuves Taquari et Piquiri
(cartes ci-dessous), en Pedro Gomes (ancien Coxim).
Mato Grosso do Sul à ce temps avait une des plus
grandes populations indien du Brésil, avec de
différents groupes ethniques. Dans la région de
Coxim, le "Caiapó" était le groupe indien
prédominant.
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Colline
de Saint Pierre (São Pedro) près de ses fermes.
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Les Bâtiments faits par Jean Serrou Camy
Comme un charpentier, Jean Serrou a fait des bâtiments
importants dans cette région. En plus des trois grandes
Maisons de ferme qu'il a construite dans ses terrains
pendant sa vie (ci-dessous en noir et blanc),
il était aussi responsable de la construction de la mairie
de la ville de Ribas do Rio Pardo (ci-dessous dans la
couleur) et la première église de Coxim en 1886 (cité
par Moine Mariano de Bagnaia [3] dans ses annotations
du Siècle XIX).
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Première
église de Coxim (à ce temps "San Jose de Herculânea").
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La région où Jean Serrou a vécu,
entre les fleuves Taquari et Piquiri est une partie de
la "Bassin de Rivière Supérieure de Paraguay"
et forme l'endroit de naissance de beaucoup de fleuves
importants de "Pantanal du Mato Grosso".
Le
Pantanal
est la plus grande zone humide de la planète, une énorme
plaine, avec des cours d'eau coulant doucement durant
la saison humide en de nombreux méandres, et submergeant
plus de 80 % du territoire. Il possède la plus riche collection
au monde de plantes aquatiques.
Il s'étend sur plus de 200 000 km², exclusivement dans
le bassin du Río Paraguay. On pense qu'il constitue l'écosystème
le plus dense de la planète tant au point de vue végétal
qu'animal. Son importance est souvent éclipsée par la
popularité de la forêt amazonienne auprès des défenseurs
de la nature, mais il constitue une part tout aussi vitale
et intéressante de la biosphère. La
faune du Pantanal est extrêmement riche, sans doute la
plus riche de la planète.
Le
Pantanal est en fait une énorme "entreprise" naturelle
de traitement de l'eau. Il fournit de l'eau fraiche à
toute la région environnante, en dégradant les produits
chimiques et autres polluants. Cependant ce système a
ses limites et si on dépasse certains seuils les espèces
responsables de cette purification commencent à souffrir.
Le développement récent de la contrée (spécialement l'orpaillage
ou exploitation des filons d'or dans le lit des rivières
affluentes, avec ses considérables rejets de mercure)
a commencé à causer des problèmes et de sérieuses inquiétudes.
Et
le Taquari malheureusement, est une rivière en
processus actuel de disparition...

Fig.
- Pantanal (source: fr.wikipedia.org)

Fig.
- Extension de région Pantanal.
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Les indiens Caiapós (aussi
kaiapós ou kayapós) présentez dans différents états du
centre de Brasil, étaient les gens très dangereux et guerrier.
Ils ont représenté un grand danger pour les premiers chasseurs
d'or au siècle XVIII qui ont utilisé les fleuves de Mato
Grosso pour la navigation. Ils ont eu l'habitude d'attaquer
le groupe quand ils étaient distraits, comme dans le bâtiment
ou descendre du campings.
À
ce moment-là, la population de Caiapós dans tout
le pays a été réduite à environ 7000. En plus du chasse,
pêche et l'agriculture, ils travaillent aussi avec le
bois et l'exploitation minière, qui apporte d'habitude
des problèmes avec les fermiers de la région, qui veulent
explorer de plus en plus les terrains indiens.
Jean
Serrou a
appris à vivre avec l'indiens dans ses terrains et a été
effectivement traité comme un ami par eux. Les parents
disent qu'il souvent les un fournis avec le vin français,
qu'ils ont aimé. Plus tard, le Caiapós ont aussi
participé aux fêtes réputés de la Maison de Ferme
donnée par Jean Serrou.
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Fig.
- Caiapos indiens (source: www.amazon.org.br)
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ARBRE GÉNÉALOGIQUE
Ci-dessous nous montrons l'arbre généalogique partiel
de Jean Serrou Camy, où seulement la descendence complet
de son fils Oscar est montré. Dans rouge
sont ceux nés en France et dans blanc ceux nés au Brésil.
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Ci-dessous
et dans le droit nous avons une photo de Santiago
Serrou Camy (1888-1964), un des fils de Jean Serrou
Camy.
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Ci-dessous:
les douze fils de Oscar Serrou Camy
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Localisation de la Maison Camy a Bescat (Pyrénées-Atlantiques)

Voici où se situe la maison CAMY, à Bescat, qui a sûrement
donné le nom SERROU-CAMY. C'est la parcelle n° 952, section
B, du cadastre. La parcelle 951 est le jardin situé derrière
la maison. Elle a appartenu en 1837 à Pierre Bendayou-Camy,
hongreur (ou châtreur, spécialité des villages du bas
Ossau, comme Buziet ou Bescat), puis à Louis Bendayou
hongreur à Bescat, en 1902. La maison original a été démolie
il y a quelques années. Elle était très bien située, avec
une vue magnifique sur la vallée et les montagnes.
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Ci-dessous quelques photos de Buziet, la ville de naissance
de Jean Serrou (avec la population d'environ 500 personnes).
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Jean
Serrou est venue au Brésil juste après le fin de la "Guerre
du Paraguay", comme c'est connu au Brésil et où Mato Grosso
do Sul avait une importance fondamentale.
La
guerre de la Triple Alliance a
opposé de 1865 à 1870 une coalition de trois pays (Brésil,
Argentine et Uruguay) au Paraguay. L'objectif de cette
guerre fut la destruction de la puissance industrielle
naissante du Paraguay, qui attirait les investissements
britanniques et les détournait, en partie, des autres
pays.
Elle
fut déclenchée par la volonté du dictateur du Paraguay,
le général Francisco Solano López, dont la volonté d'indépendance
gênait ses voisins et qui occupa en 1864 la province brésilienne
du Mato Grosso. Le président
de l’Uruguay laisse faire des incursions uruguayennes
continuelles en territoire brésilien ; il fait appel à
l’arbitrage de Francisco Solano López, le président du
Paraguay. Celui-ci, impressionné par un bruit qui courrait
selon lequel l’Argentine et le Brésil devaient s’entendre
pour absorber la première le Paraguay et le second l’Uruguay,
donne son appui total à Montevideo. L’armée brésilienne
envahit l’Uruguay, tandis que la flotte bloque les ports.
Le
président uruguayen est remplacé par un adversaire qui
reconnaît le bien fondé des réclamations brésiliennes.
Lopez réagit, ferme le fleuve Paraguay au trafic brésilien
et fait prendre un navire brésilien qui transportait le
président du Mato Grosso dans sa province. Il rompt les
relations diplomatiques avec le Brésil. L’armée paraguayenne
envahit le Mato Grosso et
traverse, sans l’accord de Buenos Aires, une partie du
territoire argentin le 12 novembre 1864.
Ce
fut une véritable guerre d'extermination. Elle s'acheva
par une déroute totale du Paraguay, et une catastrophe
démographique pour ce pays, qui perdit les deux tiers
de ses habitants, passant de 525 000 habitants avant la
guerre à 221 000 en 1871, dont seulement 28 000 hommes.
Il perdit également 140 000 km² de son territoire, annexés
par ses puissants voisins, qui occupèrent en outre le
pays jusqu'en 1876. Francisco Solano López trouva la mort
à la fin du conflit en 1870.
Pour
Lire ==> Alfredro de Taunay,
La Retraite de Laguna, Editions Phébus, Paris,
1995. Alfredo de Taunay ( 1843 - 1899 ) est un officier
brésilien de vieille souche française. Il retrace dans
son livre, écrit en français, la retraite d'une colonne
brésilienne décimée par les forces paraguayennes et par
les fièvres à travers l'enfer du Mato Grosso. Un excellent
ouvrage, une très belle écriture de la part du Xénophon
brésilien.
(source: fr.wikipedia.org)
La Carte de Guerre
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l'Enfant
soldat de l'Argentine
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Le "Rio de la Plata"
(que l'on peut traduire par fleuve d'Argent en français,
mais le nom espagnol est plus souvent utilisé) est l'estuaire
créé par le río Paraná et le río Uruguay, formant sur
la côte atlantique sud-américaine une entaille (muesca)
triangulaire de 290 km
de long.
Il
court du nord-ouest au sud-est, mesure 48 km de large
au point origine (là où les deux fleuves se transforment
en estuaire). Là où il se transforme en mer d'Argentine,
qui fait partie de l'océan Atlantique.
Chaque
année, sont charriés vers l'estuaire 57 millions de m³
de sédiments provenant des provinces du nord de l'Argentine
et du sud du Brésil. La route maritime depuis l'Atlantique
jusqu'à Buenos Aires est maintenue ouverte au moyen d'un
dragage continu.
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Fig.
- Rio de La Plata (source: GoogleMap)
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BIBLIOGRAPHIE
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do Mato Grosso do Sul", 5a. ed., IHGMS, 2002.
[2]
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Prefeitura de Pedro Gomes, 1990.
[3]
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Mariano de Bagnaia", Edição FUCMT,
1992.
[4]
Acyr Vaz Guimarães. "História de
Coxim". Revista n. 1 do Instituto Histórico
e Geográfico do Mato Grosso do Sul, 1998.
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1999.
[6]
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Ed. Biblios Azul, 1995.
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[11]
Jean Bernou. "La Chasse aux Sorcières en Pays Basque
: Pierre de Lancre en 1609".
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